APRES LA SURETE 
(1832-1857)
"J'ai délivré la capitale des voleurs qui l'infestaient. Je veux aujourd'hui délivrer le commerce des escrocs qui la dévalisent" : Telle fut la volonté de fondatrice du Bureau des renseignements dans l' intérêt du commerce (futur "Bureau des renseignements universels") que Vidocq créa en 1833 après sa démission de la Police de Sûreté.
Le principe de son agence est le suivant : moyennant un abonnement de 20Fr. par an, banquiers et commerçants s'assurent les services de surveillance et de contrôle de leurs clients et partenaires. Toute transaction ne se fait plus qu'après un contrôle auprès du Bureau. Vous êtes en affaire avec untel, l'administration Vidocq se charge de faire toutes les recherches nécessaires à vérifier son honnêteté et sa solvabilité.
Un an après l'ouverture de l'agence, Vidocq a environ 4000 clients. Sa réputation de policier hors pair est sa meilleure publicité et ses connaissances dans la police étrangères lui assure un champ d'action international. Vidocq bénéficie d'une conjoncture très favorable : C'est l'âge d'or des industries et des escrocs qui la parasitent.
Par cette nouvelle activité, Vidocq acquière une très bonne réputation auprès de tous les commerçants qui présentent désormais leur "appartenance" à l'agence Vidocq comme une garantie.
Les succès de Vidocq provoquent la jalousie de la Police officielle mais peu efficace de Louis-Philippe. Les "faiseurs" manipulent une police complaisante et le 28/11/1837 à 8h du matin, les bureaux de Vidocq installés Rue Neuve St Eustache sont perquisitionnés. La Police y saisit 3 à 4000 dossiers, pour le reste, ils sont dans la mémoire de Vidocq. Dans ses anciens bureaux rue du Pont Louis-Philippe, la Police récupère 2137 dossiers datant de la période 1811 à 1827, lorsque Vidocq était encore chef de la sûreté.
... à Suivre...
Copyrigth Ph.Defosse fvidocq.free.fr
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