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Bonjour,
Au travers de ce blog, je vais tenter de vous faire partager le projet qui m'occupe depuis quelques années. Libraire de profession, graphiste de formation, passionné de cinéma, d'art , de dessin,
je ne désespere pas de devenir artiste auteur; le dessin étant une seconde nature chez moi.
Le gros challenge du moment est vous l'aurez compris :
Pixatomic.
Pixatomic est un portail de Bd téléchargeable. La première série "VIDOCQ The Steampunk Adventure" est en ligne depuis fin janvier 2008. Pixatomic a pour but de présenter des histoires
interactives illustrées qui mélangent dessins, peintures numériques et animation vidéos. Chaque épisode es dispo le 20 du mois au format Pdf.
Voilà maintenant 3 années que je traite le sujet dans cette version. Je suis autodidacte sur le plan informatique et travaille dès que j'ai un moment (WE, repos hedo, Vacances).
Je vous propose de découvrir la série "VIDOCQ The Steampunk Adventure" sur Pixatomic et de partager sur ce blog l'univers de Vidocq, mon univers, des personnages .... et pourquoi pas de
nouvelles aventures.
Merci de votre visite, de faire tourner l'info,
n'hesitez pas à mettre des liens depuis vos blogs.
Emmanuel Di Ceglie
par Phillipe Defosse
2008
Intrigué par le projet "Vidocq, The steampunk adventure", je me suis permis d'en contacter l'auteur pour lui poser quelques questions sur cet l'ovni vidocquien. Il en résulte l'interview suivante qui vous permettra de faire connaissance avec Emmanuel Di Ceglie.
1. Présentez-vous un peu : Nom, prénom, âge, profession, quelle formation graphique
avez-vous, travaillez-vous seul ?
* H2i : Histoire Illustrée Interactive
Pixatomic
Eugène-François Vidocq est né le 23 Juillet 1775 à Arras au 222, rue du Mirroir-de-Venise (aujourd'hui rue des Trois-Visages) de Nicolas Joseph François Vidocq, Boulanger de son métier et d'Henriette Françoise Vidocq née Dion, à 2 heures du matin par une nuit d'orage.
D'après les archives, son père était relativement fortuné et était, aussi marchand de blé. C'était un homme cultivé et curieux de tout. Rien dans le milieu familial de Vidocq ne laissait présager qu'il se retrouverait un jour ballotté de prisons en prisons.
La jeunesse de Vidocq est tumultueuse, il est décrit comme intrépide, bagarreur, rusé, très doué mais paresseux. Il fréquente assidûment les salles d'armes et devient un escrimeur redoutable. On le surnommera "le Vautrin", c'est à dire le sanglier dans le patois de l'Artois.
A treize ans il vole des couverts en argent à ses parents. Son père l'envoi alors dans la prison des Baudets (un centre pour jeunes délinquants dirait-on aujourd'hui) où il passe dix jours mais cela ne l'assagi pas pour autant. Les punitions pleuvent mais le vaurien est incurable.
A seize ans, il dérobe de l'argent dans la caisse familiale (10 000 de nos francs) et cherche à s'embarquer pour le Nouveau Monde. Après s'être fait duper par des escrocs, il se retrouve sans le sou à Ostende.
Pour survivre, il devient alors saltimbanque puis on lui propose le rôle d'"anthropophage des mers du sud" : il doit se déguiser en homme sauvage et se doit de dévorer de la viande crue et des cailloux. Il refuse le rôle, quitte le cirque et entre dans une troupe de théâtre de marionnettistes duquel il est chassé pour avoir compté fleurette à la femme du patron.
Il retourne alors à Arras après un dernier emploi de commerçant ambulant. Il implore le pardon de sa mère qui l'accueille à bras ouverts. Son père ne sait plus que faire de François.
Le 10 Mars 1791, sur décision de son père, il s'engage dans le régiment des Bourbons où il affirme sa réputation de redoutable duelliste.
En Septembre 1792, il participe à la bataille de Valmy. Il est nommé Caporal des grenadiers. Un duel de trop le contraint de déserter son régiment et de rejoindre le 11ième Chasseur.
En Novembre 1792, il participe à la bataille de Jemmapes et suit en avril 1793 le général Dumouriez dans le camp ennemi des Autrichiens. La situation de Dumouriez se dégradant, Vidocq rejoint alors le camp français. Le duelliste reprend donc du service au sein du 11ième chasseur qui rapidement ne veut plus de lui.De retour à Arras, il a 18 ans et joue les séducteurs dans sa ville natale. De séductions en duels il se retrouve à nouveau aux Baudets le 9 Janvier 1794. Il en sort le 21.
Le 8 Août 1794, à 19 ans, il épouse Marie-Anne-Louise Chevalier qu'il croit enceinte. Il ne l'aime pas mais s'est senti contraint au mariage.
Le ménage Vidocq bat de l'aile et une infidélité de sa femme le conduit à fuir le foyer conjugal et à réintégrer l'armée non sans avoir au préalable soutiré encore un peu d'argent à sa femme qu'il ne reverra plus qu'en 1805 pour son divorce.
Automne 1794, Vidocq est à Bruxelles, sa vie aventureuse continue dans le chapitre suivant :
Aventures et Evasions
Copyright Ph Defosse fvidocq.free.fr
Qui est
Vidocq ?
1775 - 1857
" Vidocq The Steampunk Adventure" est nourrit par la vie de François Eugène Vidocq. Cet homme a eu une vie extrément riche et passionnante. Aussi, j'aimerais vous faire partager sa vie.
Cette chronique biographique permettra de voir 4 axes de la vie de Vidocq :
La jeunesse 1775 - 1794
Aventures et Evasions 1794 -1811
Chef de la sûreté 1811 - 1832
Aprés la sûreté 1832 -1857
Je remercie Phillipe Defosse qui m'a autorisé à reprendre ses données et par conséquent fait gagner un temps fou. Je vous invite d'ailleurs à consulter son site très complet qui rend
hommage à Vidocq :
fvidocq.free.fr
Bruxelles est à l'époque, le repaire de tous les malfrats et Vidocq y vit d'escroqueries diverses. Après l'une de ses escroqueries, les gendarmes tentent de l'appréhender mais il leur échappe après les avoir enivré, c'est sa première évasion. Après avoir été déserteur il devient maintenant recherché pour évasion.
De 1795 à 1796, Vidocq bouge beaucoup : Bruxelles, Arras, Paris, Lille (d'où il tirera plus tard, ses souvenirs des Chauffeurs du Nord). Il y parfait sa connaissance du milieu.
En 1795, il rejoint l'Armée roulante sous l'uniforme d'un Capitaine de hussard et sous une fausse identité (l'Armée roulante est une troupe d'escrocs déguisés en soldats qui profitent de cette apparence pour abuser les gens crédules tout en restant bien éloignés des champs de bataille). Il quittera l'Armée roulante et partira pour Paris où il arrive le 2 mars 1795 non sans avoir au préalable escroquer une riche veuve de 15 000 Francs-or.
Il fréquente le milieu parisien mais n'arrive pas vraiment à s'y intégrer. Il quittera donc Paris et retournera dans le Nord ou il fréquentera un temps des bohémiens tziganes.
Il quitte ces derniers pour une femme très volage qui le trompe avec un militaire. Un beau jour, Vidocq surprend les deux amants et rosse le militaire. Ce dernier porte plainte contre Vidocq qui est condamné à trois mois de prisons, c'est sa première vraie condamnation. Vidocq a 20 ans, il est emprisonné à Lille.
Vidocq s'intègre parfaitement dans l'univers carcéral et en comprend rapidement les rouages. C'est à l'occasion de cette incarcération qu'il commettra l'erreur qui le suivra toute sa vie durant.
Les faits sont les suivants :
Vidocq fait connaissance avec deux condamnés pour faux : Jean-François Grouard et César Herbaux qui désirent faire évader un certain Sébastien Boitel, laboureur condamné pour avoir volé du grain pour sa famille (si les deux faussaires aident Boitel c'est uniquement dans le but d'en tirer quelque profit).
Boitel est de santé fragile et une évasion classique (par tunnel ou par le mur) n'est pas envisageable. Selon Vidocq, c'est Herbaux qui imagine donc de faire un faux ordre de mise en liberté (certains historiens pensent plutôt à une idée de Vidocq).
La création du faux ordre est en marche et Vidocq y participe car il possède un cachet militaire dont il se servira pour tamponner l'acte et lui donner un aspect plus officiel. Par sa participation, il signe sa condamnation pour complicité.
Un certain flou entoure la participation de Vidocq à ce délit. Néanmoins, Herbaux et Grouard chargeront Vidocq au cours du procès et ce dernier sera condamné le 27 Décembre 1796 à 8 ans de bagne pour faux.
En 1799, après avoir joué le marchand de Boeufs, Vidocq voyage de Cholet à Paris puis Arras, Bruxelles, Ancer puis Rotterdam où il
se fait enrôler de force sur un vaisseau Hollandais.
Après une brève carrière de marin, il sera à nouveau arrêté, transféré à Bicêtre le 22 Juin 1799, puis le 3 Août au bagne flottant de Toulon d'où il s'évadera le 6 mars 1800.
De 1803 à 1805, il vivra du commerce de tissus avec sa mère. Il sera de nouveau arrêté puis s'évadera.
De 1806 à 1808, il mènera vie aventureuse et fera de nouvelles tentatives commerciales.
En 1809, il est de nouveau arrêté. Et décide d'en finir avec cette vie marginale. Il offre ses services à la Police pour dépister les criminels incarcérés sous de fausses identités et le 20
juillet, il est écroué à Bicêtre où il commence son travail d'indicateur. Le 28 Octobre, il continue ses mêmes activités à la prison de La Force.
Sa courte carrière de mouchard sera couronnée de succès et se fera avec l'admiration du Préfet de Police, Mr Dubois et de son chef de division, Mr Henry.
Début 1811, Pasquier remplace Dunois à la préfecture et Vidocq sort définitivement de prison en simulant une évasion. En automne 1811, on organise la police de sûreté. Vidocq recrute ses agents parmi les gens du milieu. Il est désormais chef de la brigade de sûreté.
Les bureaux de la police de sûreté sont installés Petite-rue-Sainte-Anne à Paris (aujourd'hui rue Boileau).
Avec une poignée d'agents, il obtient des résultats étonnants et se taille une forte réputation dans le milieu.
Vidocq est sur tous les fronts et se fait des ennemis dans la pègre comme dans la Police : Voleurs, faux monnayeurs, assassins, et faux nobles que la Restauration a fait naître et pulluler à la cour de Louis XVIII sont tous la cible de Vidocq et ses hommes.
La haute société recherche la compagnie de Vidocq en qui il voit un personnage fascinant. Il est convié à toutes les bonnes tables de France et correspond avec plusieurs personnes de la haute noblesse.
1er Avril 1818 Vidocq obtient la grâce de Louis XVIII pour sa condamnation pour faux. Le lois ont changé et les condamnations pour faux ne conduisent plus au bagne.
Dans les dernières années de la restauration, l'opposition politique attaque vigoureusement le régime en place. Vidocq n'est pas épargné et deviendra même une cible privilégiée. Le Préfet Delavau qui craint pour sa position lâche peu à peu Vidocq. Un proche de Delavau, un arriviste parvenu du nom de Duplessis persuade le préfet de se débarrasser de Vidocq. Harcèlement et reproches vont alors pleuvoir sur Vidocq et sa brigade.
En Novembre 1820, Vidocq se marie avec Jeanne-Victoire Guerin mais le mariage n'est pas heureux, sa femme est très souvent malade et décède le 30 Juillet 1824. La mère de Vidocq mourra 1 mois plus tard à 83 ans.
Le 20 Juin 1827, Vidocq est contraint à envoyer sa lettre de
démission au préfet Delavau .
Au lendemain de sa démission, Vidocq s'atèle à l'écriture de ses mémoires.
En 1828, elles seront publiées et auront un énorme succès. Mais Vidocq n'est pas satisfait du travail des teinturiers ("hommes de lettres" qui étaient sensés aider Vidocq dans la rédaction des ses Mémoires) qu'il avait engagé pour, il fera donc ensuite paraître ses vraies mémoires écrites par Froment. Ses mémoires seront traduites en Angleterre et adaptées en pièce de théâtre.
Parallèlement à cela, il ouvre une manufacture de papier infalsifiable et d'encre indélébile à Saint-Mandé. Il y fait travailler d'anciens forçat (cette action inspirera le personnage du Père Madeleine à Victor Hugo dans "les Misérables"). Vidocq aura les pires ennuis avec les riverains du fait du passé de prisonniers de son personnel et des nuisances liées à son activité industrielle.
Le 28 Janvier 1830, Vidocq épouse sa cousine Fleuride-Albertine Maniez à Saint-Mandé. Elle a 18 ans de moins que Vidocq et sera sa fidèle alliée dans toutes les épreuves qu'il subira par la suite.
En 1832, Vidocq se fait rappeler par Casimir Perier (alors Secrétaire générale mais bientôt préfet) qui a bien du mal à endiguer les révoltes de Juin. Vidocq redevient chef de la sûreté le 31/03/1832.
La mission de Vidocq : Protéger la monarchie et le trône de Louis-Philippe qui règne depuis 2 ans. Vidocq affronte les insurgés sur les barricades et triomphe à chaque fois. A 57 ans, il a sauvé la monarchie et sera remercié par le roi pour sa bravoure.
Vidocq continue alors son activité à la sûreté. A nouveau sous le feu des projecteurs, Vidocq retrouve ses anciens ennemis : La Police et la presse d'opposition.
Le 20 Septembre 1832, Vidocq comparait dans le procès d'une bande de voleurs : On lui reproche d'avoir provoqué les accusés et de les avoir poussé à commettre le vol pour lequel ils sont inculpés. Le fait est que Vidocq a bel et bien monté ce coup pour prendre la bande en flagrant délit. Les défenseurs des accusés les feront passer pour des victimes mais Vidocq démontera cette argumentation par sa grande connaissance du pedigree de chacune des soi-disant victimes. Les accusations contre Vidocq tombent d'elles-mêmes.
Ce triomphe est un camouflet pour les détracteurs de Vidocq qui devient à nouveau "trop voyant" et une menace pour le préfet en
place. On devra donc s'arranger pour écarter Vidocq à nouveau. Sa démission sera provoquée par une restructuration des services de police et la fusion de la brigade de sûreté avec la police
municipale. Vidocq n'accepte pas cette perte d'autonomie et sous prétexte que sa femme est malade (ce qui est toutefois exact), il donne sa démission le 15 Novembre 1832, pour la seconde
fois.
En 1833, Vidocq ouvre son "Bureau des renseignements Universels" tout en restant surveillé de près par ses anciens ennemis.
Vidocq continuera d'être jalousé et il le sera encore plus tout le reste de sa vie.